Alors non c’est pas le méchant dans Speed et Waterworld, lui c’est Dennis. Edward c’était plutôt un peintre du début/milieu du siècle dernier, le XXÈME quoi, faut s’y faire.

Voici un de ses tableaux les plus connus, Nighthawks (1942)

nighthawks3

Ça vous parle déjà un peu plus ? Bon à part les potes qui l’ont vu chez moi je veux dire. C’est ce qui est assez curieux avec ce bon vieil Eddy, il rappelle souvent quelque chose. Bah ouais parce que, même si on n’a jamais vraiment vu ses œuvres, on a probablement au moins croisé quelque chose qui s’en inspire.

Perso, je l’ai connu comme ça :

psychose2

Non j’ai rien inventé, Hitchcock s’en est inspiré pour la baraque des Bates dans Psychose. Le tableau s’appelle House by the railroad (1925), toujours utile pour se la raconter devant une nana ou sa belle mère, selon les besoins… C’est un thème assez récurrent chez lui d’ailleurs de montrer des maisons paumées et de manière plus générale de grands espaces un peu hors du temps.

Se dégage alors un sentiment de solitude emblématique de ses œuvres. Je vous laisse remonter d’un petit coup de molette ou d’un slide pour les plus connectés et constater que je retombe sur mes pattes avec Nighthawks.

Là, on est en pleine ville (ah ouais je vous ai pas dit, il a peint beaucoup de décors urbains aussi mais, paradoxalement, pour y montrer cette solitude). Ces quatre là n’ont pas tellement l’air de s’ambiancer sur un p’tit son de Pharell, ou de Sinatra pour les plus pointilleux historiquement. Y a quand même la Guerre, on va attendre le retour des copains pour faire vraiment la teuf ! D’autant qu’on vient de prendre cher à Pearl Harbour, on n’est p’tet plus à l’abri.

Plus récemment, Hopper continue d’être une source intarissable d’inspiration. Je pense à David Lachapelle par exemple.

gas2

Le Hopper s’appelle Gas (1940). C’est vrai que toute son œuvre est une mine d’or pour un photographe aussi attaché aux couleurs et à la lumière. Si on a souvent la sensation d’une image prise sur le vif (à la manière d’un instantané), rien n’est laissé au hasard chez Hopper et certainement pas la lumière.

« Ce que j’ai cherché à peindre, ce ne sont ni les grimaces ni les gestes des gens, ce que j’ai vraiment cherché à peindre, c’est la lumière du soleil sur la façade d’une maison. »

disait-il de son travail. Ici le soleil couchant, la masse sombre de la forêt qui est à deux pas… c’est un peu flippant tout ça ; il doit se sentir seul le mec dans ce décor ! Chez Lachapelle, le pompiste a disparu, il s’est même tiré avec la route. A moins que la nuit et la forêt ne les aient avalés tous les deux… Dans les deux cas, la recherche sur la lumière saute immédiatement à nos mirettes z’émerveillées.

Si ça vous a plu et que vous voulez découvrir ou redécouvrir ce grand monsieur de la peinture, c’est dommage, l’expo au Grand Palais est terminée depuis deux ans et on n’aura certainement pas la chance de revoir les tableaux dans le coin avant un bon moment. Cela dit, les bouquins sur lui ne manquent pas et Google connaît un paquet de ses œuvres. Si Hopper vous sort par les yeux et que  « y’en marre de voir des paysages ricains, on a des trucs magnifiques ici », sachez qu’il l’a pas mal pensé aussi lors de ses séjours parisiens.

Le pont des Arts (1907)

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One thought on “ Il est temps de rencontrer Edward Hopper ! ”

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