Biga Ranx, l’électron libre de la nouvelle scène parisienne, sort ce 9 février 2015 son troisième album intitulé Nightbird. Après deux albums, on se dit que c’est sûrement le signe de la maturité artistique.

Ayant fondé son propre label indépendant, c’est la scène qui le révèle directement au public, ainsi qu’une intervention remarquée lors du Petit Journal de Yann Barthès. Influencé par Super Cat, Alton Ellis et Vybz Kartel, cet artiste revendique mélanger le rap, le reggae et l’éléctro. Son album intègre donc des sonorités et thématiques propres à ces trois genres, plébiscitées du grand public. Il incarne la nouvelle scène parisienne – pas d’attaches à un genre particulier – ce qui rend sa musique si particulière et profondément neuve et originale.

L’album aborde des thémes biens connus des publics rap, éléctro, et reggae : Paris est le théâtre d’une fête constante où les gens se mélangent, et finalement se ressemblent tous. Le public parisien est particulièrement sollicité par celui qui se revendique MC (music creator).

Les parisiens muent surtout la nuit pour devenir les zombies , les bandits, font la fête et se réunissent dans des boîtes ou des clubs pour affronter ensemble la solitude.

Paris est une bitch personnifiée que le MC  connaît à peine. La nuit permet donc aussi de s’évader, de retourner aux sources, de sortir de la banalité. Des samples, et des sons synthétiques sont utilisés pour orner une bonne partie des morceaux de l’album.

Mais il s’agit d’abord d’un Ranx ! Inspiré par un voyage en Jamaïque qui sert de tremplin à sa carrière. La marijuana, jah (dieu dans la culture rastafari), l’oisiveté, la lutte contre Babylone (la grande ville) sont scandés par le ranx ( I don’t care of money ) qui s’attache aux racines africaines de l’humanité. Pour lui c’est ce mode de vie innocent qui le différencie des riches. Il ne prône pas le matérialisme et se rapproche de l’idéologie punk (lutte contre le patronat, autosuffisance). Ses influences liées à des genres musicaux se traduisent dans les sonorités des instrumentations, et s’illustrent par des collaborations avec sept artistes issus du reggae. Il revendique ses origines hip-hop grâce à un jeu constant avec le langage. Les paroles passent de l’anglais au français avec aisance, et le rythme change parfois brutalement, créant cette cassure particulière à certains raps.

C’est essentiellement son rôle d’artiste qui est abordé littéralement dans le titre de l’album Nightbird. Il est celui qui guide la société dans les fêtes et idéaux; enchaîné à la création artistique qui lui apporte un exutoire. Cette activité, il la pratique grâce à sa détermination, les efforts que lui ont apporté le talent et finalement la réussite.

Mais ce statut le confronte à une dualité qui se traduit dans l’écriture des paroles.

Il est à la fois un ranx, un DJ et un rappeur ; et entretient une relation intime avec le public qui l’a plebiscité. Cette pluralité des sonorités forme un tout homogène qui constitue l’essence de sa musique, en reprenant des thématiques qui plairont aux fans des genres par lesquels l’album est influencé.

Il est désormais disponible à l’écoute sur Deezer et Spotify !

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