Des années que je voulais aller en Irlande ! L’ambiance, la culture, les paysages… tout m’attirait.

Mon anniversaire se présente et là tac, super cadeau : 4 jours à Dublin. Le Connemara, la Chaussée des Géants, tout ça, ça attendra le prochain voyage, commençons par le commencement.

On m’avait pourtant prévenu que les Irlandais en général et les Dublinois en particulier étaient des gens fraternels, accueillants, gentils en somme. Mais voilà quand j’ai présenté ma carte d’identité au douanier et qu’il m’a dit « Hi ! How are you ? » avec un sourire, je suis resté un peu bouche bée. Pour les nôtres le bonjour est parcimonieux et le sourire optionnel en général, non ?

Un peu déçu de mon manque de répartie, je sors de l’aéroport pour aller prendre un bus qui allait m’emmener en ville. Sur les dix minutes de marche pour trouver la gare de bus, j’ai pas arrêté de bassiner ma copine avec cette histoire de douanier. Elle m’explique donc que le bus va certainement me rappeler la maison parce que, pour y avoir vécu plusieurs mois, elle sait que les chauffeurs sont une des rares corporations qui compte une majorité de gens désagréables. On cherche donc l’arrêt de la ligne qui doit nous déposer près de l’hôtel. Ne la trouvant pas tout de suite, tant pis on tente le coup, on demande à un autre chauffeur où aller. Le mec se met à nous expliquer que si on prend plutôt son bus qui part dans deux minutes, on en aura pour 5€ de moins, qu’il n’est pas direct mais qu’il nous fera signe au moment où on devra descendre. En gros un mec adorable quoi. Je vous raconte pas le passage de la petite vieille qu’il aide à monter avec son chariot de courses et autres arguments en sa faveur…

Bref, me voilà dans le bain, je sens que je vais être bien ici.
Et ce premier sentiment n’a fait que se confirmer au cours du séjour et au fil des rencontres.

Ne repartez pas de Dublin sans avoir passE une soirEe dans un pub A Ecouter de la musique traditionnelle en live ! Le quartier de Temple Bar  regorge de ce genre d’Etablissements.

A vrai dire, quasiment tous le proposent au moins une fois par semaine, certains tous les soirs. Et là encore, la réputation festive des Irlandais est a l’honneur. Ca papote, ça picole, ça chante, ça danse et ça rigole encore et encore. Au bout de quelques secondes, un sourire se fige sur ton visage ; au bout de quelques minutes, tu commences à battre la mesure discrétos avec un pied ; au bout de moins d’une heure, tu tapes des mains et chantes même les refrains de Molly Malone ou Wild Rover. Alors oui, ce côté festif est entretenu par une bonne dose de Guinness (qui est ici meilleure qu’ailleurs dans le monde !) ou autre réjouissance locale. Mais comme je vous le disais juste avant, ils sont déjà extrêmement chaleureux à jeun. Et ils sont fiers de leur culture, de leurs racines alors ils chantent et font la fête pour les honorer.

Mais attention, Dublin ne se résume pas à une vie nocturne débordante (d’ailleurs après 1h ou 2 du mat plus rien n’est ouvert). Dublin est aussi une ville magnifique et très riche culturellement. Une ville à taille humaine où bon nombre de balades peuvent se faire à pieds à travers ses quartiers hétéroclites (tantôt dans un style Victorien, tantôt résolument plus moderne, tantôt industriel façon XIXe).

A tout seigneur tout honneur, commençons par James Joyce, qui est sans doute l’icône dublinoise par excellence. On le retrouve partout : de sa statue sur North Earl Street à des fresques illustrant ses œuvres sur des pans entiers d’immeubles en passant par un itinéraire de visite des lieux qui lui sont consacrés. Écrivain irlandais le plus célèbre au monde et considéré comme l’un des auteurs les plus influents du XXe siècle, il n’en reste pas moins critiqué et plutôt compliqué à lire (d’après ce que j’en ai entendu, je n’ai pas encore franchi le pas). Il est, en tous cas, adulé à Dublin.

La ville peut aussi se vanter d’abriter le fameux Trinity College, universitE dont les bancs ont eu l’honneur d’Etre cirEs par les fesses d’Oscar Wilde, de Bram Stoker ou encore de Samuel Beckett.

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Créée en 1592, elle reste aujourd’hui l’une des meilleures universités au monde.
La cour principale et quelques bâtiments sont ouverts au public. L’occasion d’apprécier la beauté des lieux, notamment de la bibliothèque qui a fortement inspiré celle de Poudlard et qui force le respect. L’occasion aussi de jeter un coup d’œil au fameux Livre de Kells parce que c’est pas tous les jours qu’on peut voir un bouquin du VIIIe siècle aussi bien conservé et parce que, surtout, les enluminures sont complètement dingues, balèzes les moines de l’époque !

Pour revenir à des choses plus festives, je ne peux pas parler de Dublin sans m’attarder sur la Guinness. C’est une véritable institution en tant que boisson (un million de pintes servies par jour en Irlande, ouais c’est beaucoup !) mais aussi parce que l’usine fit vivre bon nombre de Dublinois à une époque où le travail manquait cruellement. D’autant qu’Arthur Guinness fut un pionnier en terme de protection sociale (congés payés, soins médicaux gratuits, salaires au dessus de la moyenne…).

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Cette usine – la Guinness Storehouse – s’est transformée en musée entièrement consacré à la marque, la nouvelle usine s’est implantée juste à côté dans des locaux et avec du matos plus récents. La visite est super ludique et se conclut par la dégustation d’une bonne pinte au Gravity Bar qui offre une vue panoramique sur Dublin au 7e étage du bâtiment. On y apprend même à tirer sa pinte dans les règles de l’Art. Bon rassurez-vous, personne n’est obligé de picoler ! En revanche, un petit passage par la boutique s’impose. Tous les produits dérivés possibles sont là ! Bon au pire, on en trouve une grande partie dans les innombrables magasins Caroll’s de la ville qui offrent un (très) large panel de souvenirs.

Dans le même registre, on trouve la Old Jameson Distillery avec sa cheminée emblématique. Mais je n’ai malheureusement pas a eu le temps de la visiter cette fois…
L’Irlande c’est aussi une nation de sport, a l’image des voisins Grands-Bretons. Un peu de foot, beaucoup de rugby et les sports gaéliques à foison. Le temple de ces jeux obscurs pour le non initié, c’est Croke Park (on y trouve même un musée qui leur est dédié). J’ai eu la chance d’y voir un match de camogie. Kézako ? La version féminine du hurling évidemment ! Tu prends un terrain un peu plus grand qu’un terrain de foot, des poteaux de rugby sous lesquels tu mets un but de foot avec un gardien, tu ajoutes 14 joueuses de champ de chaque côté munies d’espèces de crosses (ou de battes, un mélange des deux à vrai dire) et le décor est planté. Les règles se comprennent assez vite mais il y a quelques subtilités dans lesquels je n’ai pas le temps de rentrer ici. Le sport le plus populaire du pays est le foot gaélique. Il se joue sur le même terrain que le hurling avec des comptes de points similaires ; on a le droit aux mains, aux pieds mais encore une fois, il y a quelques subtilités.

Avec tout ce dont j’ai parlé, on a déjà facile passé deux trois journées bien chargées. Si notre esprit et notre cœur sont bien remplis, quid de notre estomac ? Ok, on a partagé quelques pintes de Guinness mais quoi qu’on en dise, ça nourrit pas son homme. Et l’Irlande a tout de même une cuisine traditionnelle. Bien entendu, on trouve partout le fameux Fish and Chips qui, à défaut d’être typique, ravira les amateurs. Sinon, on peut se laisser tenter par l’Irish Stew (une sorte de potée au mouton avec une sauce à la Guinness, toujours elle), le Bangers and Mash (saucisse de porc et pommes de terre écrasées), éventuellement des fruits de mer (elle n’est qu’à quelques miles, on peut même y aller en train de banlieue) et j’en passe… Le petit déj vaut le détour aussi. On y retrouve ce qui fait la célébrité de son cousin anglais : toasts, œufs, haricots à la tomate, bacon… Mais aussi du Black (et/ou White) Pudding, du boudin noir ou blanc et c’est très bon, si si !!

Dublin m’a conquis, j’en suis rentré des souvenirs plein la tête avec la ferme intention d’y retourner.

Une ville aussi riche avec des gens aussi simples et adorables, ça vaut vraiment le coup croyez moi. Vous êtes à moins de deux heures de vol d’une petite balade sur les bords de la Liffey,  n’hésitez plus !

***** Crédit images :  travelfreak.net, starwars.wikia.com, imgkid.com

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