Tout d’abord, je vous rassure vous ne vous êtes pas trompé de catégorie ! Vous n’allez pas lire une chronique de l’un de mes compères du club de lecture ! L’énigme dont je vais vous parler est bien éloignée des romans policiers. Celle-ci est en effet bien musicale et offerte par un des nouveaux DJs de la scène électronique mondiale, Zhu.

Ok, vous avez sûrement dû déjà entendre ce nom de scène bien simple et facile à retenir ! Mais le connaissez-vous ? Enfin tout du moins arrivez-vous à mettre un visage sur ce nom ? Pour vous rafraîchir la mémoire, il s’agit du DJ à l’origine de Faded , un morceau ayant eu l’effet d’une bombe à sa sortie !

COMMENT UN SUCCES PLANETAIRE PEUT-IL AUTANT ÊTRE DISSOCIE DE L’IMAGE DE SON ARTISTE ?

Il est là le mystère car les titres de Zhu ne sont pas devenus des tubes totalement par hasard. Derrière le succès de Faded et plus largement de tout son EP The NightDay sorti en 2014, se cache une stratégie de com’ qui, aux vues de ses résultats, a frôlé la perfection.

C’est tout d’abord, dans l’anonymat le plus total que Zhu sort  Faded  le 20 Avril 2014. Aucune photo n’est communiquée sur l’artiste hormis ce qui pourrait s’apparenter à une cover : un « Z » sur fond noir et blanc reprenant le drapeau étasunien. Et pourtant le succès est au rendez-vous ! Le DJ a réussi son coup : faire valoir sa musique par son talent et seulement son talent, et non pas par une quelconque gueule d’ange. S’en est suivi un EP de 7 morceaux de très bonne facture. Le style est dès à présent reconnaissable, on garde le même patern, mélangeant une ligne de basse bien punchy à des voix cristallines !

SEULEMENT MÊME APRES AVOIR RENCONTRE LE SUCCES, LE MYSTERE SUR L’IDENTITE DE ZHU PERSISTE.

Il est d’ailleurs des plus étranges qu’aujourd’hui, à l’heure d’internet, où tout se sait, une stratégie de com’ basée sur l’anonymat d’un artiste n’a pas encore été totalement dévoilée.

Pourtant, Zhu n’est pas le premier à avoir choisi de masquer son identité pour se lancer dans la musique. Ce mode de communication est souvent utilisé par les DJs pour lancer des dark projects dans lesquels ils s’essaient le plus généralement à des styles très différents des leurs.

C’est dans ce contexte que le cas de Zhu divise. Est-ce un inconnu ayant tout bonnement réalisé le coup parfait ? Ou bien est-ce le dark project d’un DJ renommé ? Ces deux possibilités sont à envisager.

skrillozhu

Première hypothèse : Derrière Zhu se cache le DJ mondialement connu, Skrillex. Rumeur bien entretenue par l’intéressé, il s’agirait alors d’un tour de maître magistral de la part du DJ américain. En effet, la proposition musicale offerte par Zhu étant à l’opposé de son style originel, le dubstep. La maîtrise de ces deux styles si différents donnerait alors une autre dimension au talent de Skrillex.

Seconde hypothèse : Zhu est tout simplement un inconnu dont la com’ a été maitrisée à la perfection. En un an, aucune photo n’a été publiée ! Le DJ n’a pas non plus accordé la moindre interview. Enfin, ceci jusqu’à la cérémonie des Grammy Awards, soirée pour laquelle Zhu était nominé pour « The Best Dance Recording ». Un homme s’est présenté alors en zone de presse : un inconnu dont le nom serait en réalité Steve Zhu.

AUJOURD’HUI LE DOUTE PERSISTE ENCORE

En revanche, quelle que soit la véritable identité du DJ, sa communication aura été impeccable. Ceci prouvant que l’anonymat est encore un bon moyen de créer le buzz (hein Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo !).

La stratégie de Zhu s’est donc révélée être la bonne pour gagner ses galons dans l’industrie musicale et auprès du public. Cependant, je noterais une ombre au tableau : l’expression de cet anonymat sur scène. En effet, afin de maintenir le mystère sur son identité, Zhu mixe derrière un voilage sur lequel est projeté le cover de son EP. Lors de son passage à Paris, ce fut encore le cas. Ok, cela fait parti du spectacle mais bon, payer une vingtaine d’euros pour contempler une bâche pendant une heure ne m’apparaît pas comme le concert du siècle ! L’heure du buzz étant terminée pour Zhu, il serait peut-être temps pour lui de se révéler au grand jour ! On peut donc se poser une dernière question : l’anonymat est-il finalement la meilleure stratégie pour mettre en valeur le son et non son créateur ? Accordant une grande importance à la personnalité d’un artiste ainsi qu’à sa présence sur scène, je pense me placer du coté des sceptiques !

Écrit par Anthony Plançon

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