Amon Tobin, pour une musique « super modifiée »

Quand on écoute un son comme «Marine Machines» on pense à de la musique « organique ». Attention ! je ne parle pas du concept de musique organique des Zikos du XIXème, mais bien de musique organique au sens propre et premier du terme.

Ces petits gloupi-gloups entre deux samples et deux drums (bon grosso merdo hein, on va pas chipoter bande de relous !) ne sont pas sans rappeler les bruits de ton estomac quand il crève la dalle. Voilà. Bon « Marine Machines », les abysses du corps humain ?  Mouais pourquoi pas…sinon, qu’en pense Amon ?

Déjà c’est quoi ce titre : « Supermodified » ? C’est quoi un son « super modifié » ? Ok, on a capté Amon, ta musique est grave stylisée et spatiale. Mais sinon ?
Selon ta propre définition, je cite : « Modification: the act of modifying, state of being modified; change made in vowel by mutation, graphic representation of this. Super: on the top (of); over; beyond; besides; in addition; exceeding; going beyond; more » Bon entre nous ça existe déjà avant toi Amon, enfin, ton travail est la continuité d’un concept antérieur, enfin si je puis me permettre hein…parce que la musique électronique et électroacoustique existe depuis les années 1940 après tout. Et si on en vient à parler de Sample puisque c’est tout de même le Leitmotiv de cet album, faut pas oublié que les Ricains et les Teutons se la donnaient grave dès les années 50 avec des bande magnétiques de riffs connus qu’ils passaient à l’envers avec en plus des petits effets d’échos et de cassures rythmiques, de gros ralentis ou de gros speed, un peu comme chez toi. Mais Amon faut avouer que tu fais ça à merveille, à tel point que on te retrouve dans pas mal de publicités. Ton sens de la spatialisation de la musique donne une impression de lointain et de rêve. Tes sons se répercutent dans tous les endroits de la tête et du corps.

Enfin sans parler de Sample, la musique électronique n’est pas qu’un produit de la musique actuelle, trois ans avant la parution de « Supermodified », Pierre Boulez (par exemple) achève ses Anthèmes pour violons et dispositifs électroniques. Bon ok ça a pas de couleurs funky ou jazzy comme chez Amon mais c’est une très nette influence du travail du DJ brésilien. Bref, Pierre, Amon…on vous aime les gars !

Écrit par Léa Grillis

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s