Mac DeMarco, c’est ton pote de fac immature qui a du mal à garder ses vêtements après quelques verres.

Il fume des Viceroy (en les calant entre ses dents de bonheur), compose avec une guitare qu’il a achetée pour 30 dollars quand il avait 16 ans, et enregistre sa musique dans sa chambre en calebard sur du vieux matos des années 80. Ce musicien canadien de 25 ans se distingue par son attitude détachée, son comportement désinvolte, et sa voix rêveuse.

Mac a commencé à écrire des chansons dans le but de se distraire. Son premier EP Rock and Roll Night Club (2012) contient des morceaux languissants où il s’amuse à imiter la voix d’Elvis Presley. Son style ? Assez difficile à définir, certains le considèrent indie, d’autres parlent de surf rock, de slacker rock (rock fainéant), mais l’artiste définit sa musique comme du jizz jazz (la musique jazz un peu ringarde qu’on retrouve dans les films de boules.) Malgré un manque de sérieux évident, il parvient quand même à prouver ses talents de compositeurs avec des mélodies terriblement entêtantes qui retiennent l’attention du label Captured Tracks.

La même année, DeMarco dévoile son premier album sobrement intitulé 2. Avec une personnalité aussi authentique et sincère, on ne pouvait s’attendre qu’a un contenu autobiographique : dans Freaking Out The Neighborhood il s’excuse de son comportement excessif sur scène (comme la fois où il s’est rentré des baguettes de batterie in the ass), Ode to Viceroy  rend hommage à ses cigarettes préférées, et Still Together est une ballade acoustique dédiée à sa copine Kiera, sa muse. Les compositions de l’artiste ont été acclamées par plusieurs critiques, mais certains se sont vite lassés de son univers psychédélique inlassablement lent et décalé.

Toujours fidèle à son univers chill, son second album Salad Days sort 2 ans plus tard. 

 Je ne voulais pas faire flipper les gens avec un gros changement sonore, j’ai voulu faire une transition sans changer de vibe. L’ambiance dans Salad Days est : putain j’étais en tournée pendant un an et demi et je suis fatigué !

Bon, voilà qui est dit. Après avoir acheté une machine à café et un tapis pour qu’il puisse s’asseoir tranquillement par terre, DeMarco s’est enfermé dans sa chambre pendant un mois afin d’enregistrer l’album. Le superbe morceau Chamber of Reflexion (référence au cabinet de réflexion franc-maçon) illustre bien ce processus d’isolation-méditation.

Récemment, l’artiste à publié une vidéo making-of de son dernier projet de mini LP  qui ne contient que des chansons d’amour. Des séquences courtes où l’on peut voir sa teub, un tableau avec deux singes habillés qui s’embrassent, des débats inutiles,  Mac qui se lâche sur un synthé…Bref, une vidéo qui résume bien l’univers de ce branleur talentueux.

Si tu aimes les sons psychédéliques, si tu ne trouve pas ton compte chez les artistes actuels, si tu es doté d’un bon sens de l’humour, et si tu aimes les effets de la benzodiazépine, Mac DeMarco est fait pour toi.

Écrit par Beri

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