Scott-Heron is killing me

Il y a des sons qui restent coincés dans ta tête pendant un bon moment.

En l’occurrence c’est la discographie entière du maître Gil Scott-Heron qui me fait le coup depuis que je l’ai re-découverte.Ses titres se consomment en hors d’oeuvre, en plat de résistance et en dessert,  mais le groove est en réalité un beau trompe l’oeil renfermant une dimension de commentaire social, si l’on prête un peu attention aux paroles. New York devient alors le terreau de l’individualisme.Scott-Heron chante l’Amérique sans pour autant oublier d’y soumettre une critique subversive, celle du rêve américain et de l’exemple hypertrophié de cette même Big Apple comme effigie de la société de consommation, au travers de New York is killing me et  Madison Avenue :

La ruine économique d’une ville et son impact social inexorable dans We’ve almost lost Detroit :

Zola sourit, les Rougon-Macquart beaucoup moins, mais The Bottle pointe bien du doigt l’alcoolisme :

Pour les instrus, pour l’héritage musical, pour le timbre et pour la dénonciation inscrite à l’insu de celui qui ne lit pas les textes : Gil Scott-Heron is killing me.

Écrit par Ugo J. Grillis

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